Un recadrage 9:16 dans une image 16:9 ne conserve qu'environ un tiers de la largeur : c'est la composition qui souffre, pas la définition.
Instagram Reels, TikTok et YouTube Shorts se publient en 9:16, en 1080 × 1920 px ; LinkedIn accepte des ratios de 1:2,4 à 2,4:1.
Sur Reels, gardez textes et visages hors des bords : environ 14 % en haut, 35 % en bas et 6 % sur les côtés sont couverts par l'interface.
Trois méthodes : un cadre composé pour deux recadrages, une seconde prise verticale, ou une deuxième caméra tenue à la verticale.
Pourquoi un 16:9 recadré en 9:16 se voit-il ?
Parce qu'on ne garde qu'environ un tiers de la largeur de l'image d'origine. La définition suit, la composition non : un plan pensé pour l'horizontale perd ce qui faisait son intérêt.
Le calcul est simple. Une image tournée en 4K mesure 3 840 × 2 160 px ; une bande verticale au ratio 9:16 prise dans cette image fait environ 1 215 × 2 160 px. C'est assez pour un export en 1 080 × 1 920. Le problème est ailleurs :
Un plan à deux personnes devient un plan sur une seule, l'autre étant coupée au bord.
Un panoramique horizontal traverse le cadre vertical trop vite et paraît saccadé.
Un plan large de paysage ou de bâtiment devient une colonne sans lecture.
Les titres, logos et sous-titres placés pour le 16:9 sortent du cadre.
La personne interviewée, placée sur un tiers de l'image comme il se doit en horizontal, se retrouve collée au bord.
On peut sauver quelques plans au montage en déplaçant le cadre d'un plan à l'autre. Sur un film entier, le spectateur sent le bricolage.
Quelles dimensions pour chaque plateforme ?
Le 9:16 en 1 080 × 1 920 px est la base commune d'Instagram Reels, de TikTok et de YouTube Shorts. LinkedIn est plus souple et accepte presque tous les ratios, mais le 4:5 ou le carré passent souvent mieux dans le fil.
Un point technique à connaître sur YouTube : un Short de plus d'une minute qui reçoit une revendication Content ID est bloqué. Le choix de la musique compte donc autant que la durée. Et ces règles bougent : on revérifie les spécifications avant chaque campagne.
Que sont les zones de sécurité d'une vidéo verticale ?
Ce sont les bandes de l'image couvertes par l'interface de l'application : nom du compte, légende, boutons de réaction, barre de progression. Tout ce qui s'y trouve risque d'être masqué.
Sur Instagram Reels, à titre indicatif, on considère qu'environ 14 % de la hauteur en haut, 35 % en bas et 6 % sur chaque côté sont occupés. Sur une image de 1 080 × 1 920 px, cela représente environ 270 px en haut, 670 px en bas et 65 px de chaque côté. LinkedIn recommande aussi de garder textes et logos à distance des bords.
Visages et regards dans le tiers central de l'image.
Sous-titres au-dessus de la zone basse, pas collés au bas du cadre.
Logo et titre en haut, mais sous la bande réservée au nom du compte.
Aucune information indispensable dans les coins.
Au tournage, cela se traduit par un repère sur le moniteur : on affiche les zones de sécurité et on cadre en conséquence.
Comment tourner pour l'horizontal et le vertical à la fois ?
Trois méthodes existent : composer un seul cadre qui supporte deux recadrages, doubler les prises importantes en vertical, ou tourner avec une deuxième caméra tenue à la verticale. Le bon choix dépend du film et du budget.
1. Un cadre composé pour deux recadrages
On tourne en 4K et on place l'essentiel de l'action dans une bande centrale, en laissant de l'air de chaque côté pour le 16:9. Le cadreur garde les deux cadres en tête, avec un repère sur le moniteur. C'est la méthode la plus économique, adaptée aux interviews, aux portraits et aux plans fixes. Elle impose une composition un peu plus centrée en horizontal.
2. Une seconde prise en vertical
Pour les plans qui comptent, on refait la prise caméra tournée à 90°. Le résultat est idéal pour les deux versions, au prix de temps en plus sur le plateau. C'est utile pour les plans d'ouverture, les produits et les gestes métier.
3. Deux caméras, dont une à la verticale
Une deuxième caméra, montée à la verticale et synchronisée, filme en même temps que la principale. Chaque format a son cadre propre, sans compromis, et sans allonger la journée. Il faut en revanche un opérateur ou un réglage de plus, et deux fois plus de rushes à gérer.
Dans la pratique, on combine souvent les trois. Les interviews se cadrent pour deux recadrages, les quelques plans signature sont doublés en vertical, et la deuxième caméra sert sur les moments qu'on ne peut pas refaire : une prise de parole, un geste unique, un événement. Le choix se fait avant le tournage, plan par plan, dans le découpage. C'est aussi là qu'on décide quels plans n'existeront qu'en horizontal, parce qu'ils ne fonctionnent pas autrement, et par quoi on les remplace dans la version verticale.
Le montage vertical, enfin, a son propre rythme : plans plus serrés, coupes plus fréquentes, textes à l'écran plus présents. Ce n'est pas seulement le même film dans un autre cadre.
Faut-il sous-titrer les vidéos verticales ?
Oui, presque toujours. Beaucoup de vidéos sont regardées dans le fil sans le son, au bureau ou dans les transports, et les sous-titres rendent aussi le contenu accessible aux personnes sourdes ou malentendantes.
Sous-titres incrustés dans l'image pour Reels et TikTok, où le fichier de sous-titres n'est pas toujours affiché.
Deux lignes maximum, en caractères assez gros pour un écran de téléphone.
Un fond ou un contour pour rester lisible sur tous les plans.
Placement dans la zone sûre, au-dessus de la bande basse.
Relecture attentive des noms propres, des sigles et des chiffres.
Quelle durée viser pour un format court ?
Les plateformes acceptent jusqu'à trois minutes, mais une vidéo courte se juge sur ses premières secondes. Visez une idée par vidéo, et coupez tout ce qui n'y contribue pas.
Pour un portrait ou un message de marque, trente secondes à une minute et demie est une base raisonnable. La version longue, elle, trouve sa place sur votre site ou sur YouTube. Une série de plusieurs vidéos courtes fonctionne souvent mieux qu'un seul film découpé au hasard : chaque épisode a son début, sa phrase forte et sa fin nette.
Comment Cabèche prévoit les versions verticales ?
Chez Cabèche, à Vannes, les versions verticales, carrées et sous-titrées sont prévues dès le tournage. On en parle au premier rendez-vous, avec les usages du film : site, salons, réseaux sociaux, écrans internes.
Le reste en découle : cadrage, choix d'une seconde prise ou d'une deuxième caméra, puis exports par canal en post-production. C'est le cas des séries de portraits verticaux « Elles » et « Vannes a du talent », et du brand content vertical « FrancePare-brise », visibles sur la page réalisations. Le détail des prestations est sur la page services ; pour un projet en Bretagne ou ailleurs, le formulaire de devis vous donne une première estimation gratuite.
