Choisissez une pièce calme, avec du recul et un fond vivant ; coupez ou signalez les sources de bruit (climatisation, ventilation, machine à café).
Recueillez l'accord écrit de chaque personne filmée, y compris celles qui passent en arrière-plan, et proposez une alternative à celles qui refusent.
Un planning heure par heure, avec les temps d'installation et une marge, évite de raccourcir les interviews en fin de journée.
La veille : confirmer les intervenants, l'accès, le parking, les badges et l'état des lieux de tournage.
Comment choisir les pièces de tournage ?
Cherchez une pièce calme, assez grande pour reculer la caméra de quatre ou cinq mètres, avec un fond qui raconte quelque chose de votre activité. La salle de réunion vide aux murs blancs est rarement le meilleur choix.
Pour chaque lieu envisagé, vérifiez trois choses : la lumière, le bruit et l'espace.
Lumière : une fenêtre sur le côté est idéale ; une fenêtre dans le dos de la personne filmée est à éviter. Des stores ou rideaux permettent de maîtriser le soleil.
Éclairage existant : certains néons scintillent à l'image ou grésillent au son. Repérez où sont les interrupteurs.
Bruit : climatisation, ventilation, machine à café, imprimante, open space, livraisons, travaux dans le bâtiment ou à côté.
Espace : du recul pour la caméra, de la place pour la lumière, et une pièce de repli pour poser le matériel.
Électricité : des prises disponibles près des lieux de tournage.
Fond : un atelier, une équipe au travail, des produits valent mieux qu'un mur nu ; rangez ce qui ne doit pas être vu.
Pensez aussi aux écrans, tableaux blancs et documents visibles dans le champ. Une information confidentielle lisible à l'image oblige à refaire le plan ou à flouter au montage.
Quelles autorisations prévoir avant de filmer ?
Il faut l'accord de chaque personne identifiable à l'image, de préférence écrit, et l'accord pour filmer les lieux, les écrans et les marques qui apparaissent. Les salariés ne font pas exception : leur image leur appartient.
La CNIL recommande de recueillir une autorisation écrite, qui prouve l'accord et en fixe l'étendue : supports, durée, usage interne ou public. Elle rappelle aussi qu'un consentement n'est valable que s'il est libre. Dans un open space, cela veut dire prévenir toutes les personnes qui peuvent apparaître en arrière-plan, et proposer à celles qui ne souhaitent pas être filmées de travailler ailleurs pendant la prise, sans que cela leur soit reproché.
Autorisations des intervenants et des figurants, salariés comme visiteurs ou prestataires.
Autorisation des titulaires de l'autorité parentale pour toute personne mineure.
Accord du propriétaire ou du gestionnaire si vous tournez dans des locaux que vous louez ou chez un client.
Démarches en mairie si l'équipe s'installe sur la voie publique.
Démarches de vol, avec délais, si le film comprend des plans drone.
Le détail des règles est dans notre article sur le droit à l'image en vidéo d'entreprise. Pour les plans aériens, voyez la réglementation drone en 2026 : un vol en ville se déclare au moins dix jours ouvrables avant. Pour les préparer, notre générateur d'autorisation de droit à l'image produit un PDF prêt à signer.
Comment préparer les intervenants ?
Prévenez-les tôt, donnez-leur les thèmes de l'interview plutôt qu'un texte à apprendre, et un créneau précis. Une personne qui sait de quoi on va parler, et à quelle heure, est plus à l'aise qu'une personne qu'on va chercher à son poste.
Tenue : des couleurs unies ; évitez les rayures fines et les petits carreaux, qui vibrent à l'image, ainsi que le blanc pur et le noir intégral.
Logos : pas de logo d'une autre marque bien visible, sauf si c'est voulu.
Bijoux : ceux qui tintent gênent le micro-cravate.
Tenue de travail : si le métier se reconnaît à la tenue (blouse, EPI, uniforme), c'est souvent la bonne.
Une tenue de rechange si la journée est longue ou salissante.
Une poudre matifiante peut éviter les brillances sous la lumière.
Prévoyez aussi qui accompagne l'équipe dans les services : quelqu'un qui connaît les lieux et les personnes fait gagner beaucoup de temps.
À quoi ressemble un bon planning de tournage ?
Un bon planning est écrit heure par heure, avec les temps d'installation, les déplacements entre les lieux, les pauses et une marge. Il est partagé avec tous les intervenants avant le jour J.
Comptez qu'une installation complète, lumière et son compris, prend souvent près d'une heure. Regrouper les interviews dans un même décor évite d'en refaire plusieurs dans la journée. Et gardez les plans les plus importants pour le matin, quand tout le monde est disponible.
Logistique : accès, sécurité, produits, qui fournit quoi ?
L'équipe arrive avec du matériel lourd : prévoyez une place de stationnement proche d'une entrée, les badges et un accueil qui sait qu'elle vient. Sur un site industriel, les règles de sécurité s'appliquent à elle comme aux visiteurs.
Stationnement et déchargement au plus près, accès à un ascenseur ou un monte-charge si besoin.
Badges, code d'accès, nom de la personne à l'accueil.
Consignes de sécurité du site : accueil sécurité, équipements de protection individuelle, zones interdites.
Produits à filmer : propres, en nombre suffisant, étiquettes en place, et ceux qui ne doivent pas apparaître mis de côté.
Accessoires : objets du métier, documents factices pour remplacer les vrais.
Ce que fournit le client, ce qu'apporte l'équipe
Que vérifier la veille du tournage ?
La veille, on confirme tout ce qui peut avoir bougé : la présence des intervenants, l'accès au site, l'état des pièces et la météo pour les extérieurs.
Chaque intervenant a confirmé son créneau et connaît les thèmes.
Les pièces sont réservées, rangées, et personne n'y a prévu de réunion.
Les travaux, livraisons ou essais d'alarme prévus ce jour-là sont connus.
Le parking, les badges et l'accueil sont prévenus.
Les autorisations signées sont rassemblées, ou prêtes à signer sur place.
Les produits et accessoires sont prêts.
La météo est consultée pour les extérieurs, avec une solution de repli.
Comment Cabèche prépare un tournage en entreprise ?
Chez Cabèche, cette liste correspond à l'étape de pré-production : repérages, planning heure par heure, autorisations, intervenants et matériel aboutissent à un plan de tournage partagé avec vous avant le jour J.
Elle vient après un kick-off d'une vingtaine de minutes, au téléphone ou sur place, et une conception validée avant de tourner. Le jour du tournage, l'équipe est courte, deux ou trois personnes, et discrète, ce qui compte quand l'entreprise continue de travailler autour. Basés à Vannes, on tourne dans le Morbihan, en Bretagne et partout en France. Les étapes sont détaillées sur la page services ; pour lancer un projet, le formulaire de devis vous apporte une réponse sous 24 h ouvrées.
